Seize ans après les faits, le fiasco de Knysna est revenu sous le feu des projecteurs. Conséquence du documentaire « Le bus: les Bleus en grève » diffusé sur Netflix depuis le mois dernier. Un film qui a provoqué l’indignation de Raymond Domenech alors que l’ancien sélectionneur avait pourtant accepté de collaborer au projet, livrant même aux auteurs le journal qu’il tenait durant la compétition.
« Seize ans après, cela devait être le documentaire de l’explication, de la réflexion et de l’analyse posée. Ce fut un réquisitoire extraordinairement violent contre ma personne. Cela devait être un documentaire de bonne tenue où chaque version serait présentée équitablement. Ce fut un film totalement à charge et d’une partialité nauséabonde. Je n’ai pas accepté de participer à ce documentaire pour faire parler de moi, ni pour régler mes comptes. J’ai depuis longtemps abandonné l’aigreur et ce qui se voulait une thérapie est devenue une poubelle haineuse », a-t-il ainsi réagi au lendemain de la diffusion du film événement, ajoutant : « Je suis meurtri et trahi : cela raisonne comme un viol de mon âme. Un vol de mes émotions d’un moment.»
Ces attaques n’ont pas manqué de faire réagir chez Netflix. Interrogée dans les colonnes du Parisien, Dolores Émile, directrice des documentaires et programmes de flux de Netflix France a fustigé les critiques de l’ancien défenseur, assurant que le film avait été fidèle aux propos tenus par le natif de Lyon lors de ses différents entretiens avec les équipes de la plateforme américaine.
« Il ne s’attendait pas à ce que le public réagisse autant »
« Je pense qu’il ne s’attendait pas à ce que le public réagisse autant par rapport à l’injustice de l’exclusion de Nicolas Anelka, a-t-elle confié pour commencer. On l’a réinterrogé plusieurs fois, on lui a demandé s’il avait des regrets sur certains éléments. Raymond Domenech n’en a pas exprimé. On a retranscrit ça à l’écran sans tricher. »
« C’est pour ça qu’à certains moments, on a gardé les questions des journalistes, a-t-elle poursuivi. C’était important, quand on lui demande pourquoi est-ce qu’il n’a pas démenti ce que Nicolas Anelka lui a dit dans le vestiaire, de garder le passage dans son intégralité. Pour ne pas qu’on puisse nous dire: ‘C’est du montage’. »