A dix jours du coup d’envoi de la Coupe du monde, Didier Deschamps multiplie les interventions dans les médias. Nouvelle illustration ce mercredi avec une longue interview accordée à France Inter. L’occasion d’évoquer une nouvelle fois son avenir à l’issue de la Coupe du monde, ses ambitions au Mondial ou son capitaine Kylian Mbappé.
Le sélectionneur tricolore a également été questionné sur le documentaire de Netflix « Le bus: les Bleus en grève » qui revient sur le fiasco de la Coupe du monde 2010. Un film peu flatteur pour Raymond Domenech alors que l’ancien coach des Bleus a pourtant accepté de confier son journal de bord lors du Mondial sud-africain.
« Mon carnet de bord, vous ne l’aurez pas, a lancé de manière ironique le double champion du monde tricolore, ajoutant en tenir seulement « dans sa tête ». « Mais personne ne peut rentrer », a-t-il pris soin de préciser avant de rappeler : « Je n’étais pas là. »
« C’est le moment où l’équipe de France a touché le fond »
Didier Deschamps a également précisé ne pas avoir regardé le documentaire. « On m’en a parlé, a-t-il confié. Ce sont toujours des versions mais il n’y a qu’une vérité. C’est le moment où l’équipe de France a touché le fond. Pire que ça, on ne pouvait pas. Il y a eu un avant et un après, forcément… comme moi j’ai connu. Je n’ai pas toujours été du bon côté comme le fait de ne pas participer à la Coupe du monde (1994). Les Etats-Unis, j’ai regardé à la télé. »
Et lorsqu’on lui dit qu’il a permis de relever l’équipe de France avec notamment un quart de finale à la Coupe du monde 2014, Didier Deschamps ne manque pas de rappeler qu’il n’a pas été le premier à officier sur le banc des Bleus à la suite de Raymond Domenech. « Laurent Blanc aussi, a-t-il soufflé en référence à son ancien coéquipier, à la tête des Bleus entre 2010 et 2012. Il s’est passé ce qu’il s’est passé. Certains en savent plus que d’autres, certains peuvent dire certaines choses qui ne sont pas du tout la vérité. »