Nasser Al-Khelaïfi est un président comblé. Pour la deuxième année consécutive, son PSG a décroché la Ligue des champions. De quoi renforcer le statut du club parisien et la cote d’amour des Rouge et Bleu.
« Le PSG, c’est le club de toute la France, pas seulement de Paris », a-t-il d’ailleurs lancé dans des propos relayés par BFMTV. Une petite phrase qui a provoqué l’indignation de certains analystes au premier rang desquels Daniel Riolo.
« Je ne comprends pas la phrase et, en même temps, je la comprends parce que c’est tout ce qu’il est et tout ce que je décris depuis des mois, a ainsi confié le polémiste de RMC. C’est le gars qui veut installer une hégémonie, écraser les autres, qui ne veut qu’aucun autre club n’existe. »
« Il veut écraser le marché du football français »
« Il ne défend pas la Ligue 1, puisqu’il ne veut pas que la Ligue 1 existe. Il veut conquérir tous les marchés, écraser le marché du football français, a-t-il renchéri. Tout le monde sait que je supporte ce club depuis gamin mais je n’ai jamais voulu que les autres nous aiment. »
« Ce n’est pas le but quand tu es dans une Ligue 1, a-t-il encore lancé. C’est nous, c’est notre club, c’est notre vie. Qu’est-ce que c’est ce mélange, cette mentalité ? Comment on peut dire un truc pareil ? C’est chacun sa vie, chacun son identité. Il n’a pas à vouloir nous coller son identité à tous. »
Cette sortie en est même inquiétante aux yeux de Daniel Riolo alors que l’heure est au rassemblement tandis que le football français est en pleine crise. « Un peu naïvement, j’avais récemment dit qu’il fallait rassembler dans les négocaitions à la Ligue, au conseil d’administration, a-t-il soufflé. Mais en fait, ce n’est pas possible, il ne veut pas que tout le monde s’entende. Il s’en fout de la Ligue 1. Il a son business à l’international, ça marche du feu de Dieu, les ventes de maillots explosent, les marchés sont conquis. La Ligue 1, il s’en fout. Mais il y a d’autres gens qui vivent en France qui ont leur club, leur identité et qui n’en ont rien à cirer du PSG. C’est comme ça, c’est la vie. »